SEPTET - Un Kienholz d'exception

Galerie de France, Paris, France01/02/2014 - 01/03/2014

Du 1er février au 1er mars 2014, le Studiolo de la Galerie de France présente SEPTET (1988) « Un KIENHOLZ d’exception » comme l’écrit Alain Jouffroy dans le texte vivace et inspiré qui accompagne cette présentation.


Cette sculpture présentée comme un autel est un assemblage d’objets « trash » ramassés aux puces – sept mannequins couture en tissu, de tailles différentes, sans bras ni jambes et, sur un lutrin en guise de partition, une photo de classe datée 1928 où sept fillettes sourient innocemment à la vie. Les mannequins (la mort) sont disposés en rang comme les écolières de la photographie (la vie). L’ensemble est posé sur un morceau de trottoir à même le sol. Les artistes (Edward et Nancy Reddin Kienholz) ont ajouté à ce montage d’objets usés et patinés un bras sculpté en plâtre immaculé blanc qui attrape un poisson dans un improbable caniveau à sec.
On reste muet devant cet orchestre silencieux, aveuglé par deux lampes de chantier qui n’éclairent pas l’œuvre mais l’espace d’où vous la regardez.
Radeau de la Méduse calmé après la tempête, Septet (terme pour un ensemble de sept musiciens de jazz) est un contrepoint méditatif et poignant aux grandes installations critiques des années 1980, The Ozymandias Parade ou The Hoerengracht. Le travail des Kienholz marquera toute la scène « West Coast » des U.S.A., en particulier les artistes Charles Ray, Mike Kelley et McCarthy.
Cette œuvre a fait partie de toutes les rétrospectives qui ont itinéré entre Los Angeles, New York et Berlin au milieu des années 90.


From February 1st to March 1st 2014, the Studiolo at the Galerie de France presents SEPTET (1988), “an Exceptional Keinholz”, as Alain Jouffroy puts it in the lively and inspired text accompanying this presentation. This sculpture presented as an altar is an assemblage of heterogeneous and trashy objects picked up at a flea market — seven dummies made out of fabric of various sizes, armless and legless, and on a lectern, by way of a score, a 1928 classroom photograph where seven girls smile innocently and happily. The dummies (death) are arranged in a row like the schoolgirls in the photograph (life). The whole group is placed upon a large piece of pavement directly on the ground. The artists (Edward and Nancy Kienholz) have supplemented this set-up with worn out objects marked by the patina of time, a sculpted plaster arm immaculately white which catches a fish in a highly improbable dry gutter. One stands speechless before this silent orchestra, dazzled by two roadworks lights that do not shine on the set-up but on the spot from which you look at it. Quiet Raft of the Medusa after the storm, Septet — as a jazz septet rather than a classical septet — is a poignant and meditative counterpoint to the massive critical installations of the 1980s, The Ozymandias Parade or The Hoerengracht. The Kienholzes’ work has left a marck on the American West Coast artistic stage, especially on such artists as Charles Ray, Mike Kelley and McCarthy. This work is part of all the travelling retrospective exhibitions that were held between Los Angeles, New York and Berlin in the mid-1990s.

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